Category Archives: Les chiffres de entre les femmes et les hommes

Bilan Social 2015 de l’USMB, les femmes restent minoritaires dans les instances de gouvernance.

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Qui gouverne à l’Université de Savoie?

 

Le chapitre « égalité femmes/hommes » du bilan social de l’Université s’appuie sur les directives de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, demandant d’intégrer la dimension du genre dans la gestion des ressources humaines des universités, aussi bien pour les personnels enseignants que les BIATSS et les étudiant.e.s. Ces recommandations se sont trouvées confirmées par la loi ESR du 22 juillet 2013. Ces directives viennent également en complément des indications données dans le cadre de la loi Sauvadet et des accords conclus avec l’ensemble des syndicats de la fonction publique en février 2012. « Des progrès importants restent à accomplir, la situation des femmes ayant relativement peu progressé ces dernières années dans la fonction publique alors même que d’importantes évolutions en la matière ont récemment concerné le secteur privé », mentionnait une première version de l’accord conclu début février par le ministre de la Fonction publique d’alors. En effet, nous savons que les disparités femmes/hommes dans la grande majorité des organisations sont multifactorielles. Plusieurs études ont mis en avant le poids des stéréotypes sociaux de genre et le rôle des facteurs organisationnels dans la production des inégalités. Ces études font apparaître des discriminations indirectes envers les femmes. En effet certaines règles, procédures, pratiques quotidiennes appliquées de manière identique aux hommes et aux femmes, s’avèrent dans les faits défavorables à ces dernières1.

L’un des axes du projet de la mission égalité femmes/hommes est d’organiser à terme un recueil systématique des données sur des critères précis afin de faire apparaître clairement les inégalités entre femmes et hommes : statuts, salaires moyens de départ à la retraite, primes et heures de délégation, congés formation, congés pour thèses ou HDR, distinction hauts salaires/bas salaires et précarité, démocratie et autres responsabilités diverses (gouvernance). Dans un premier temps, nous privilégions l’accès des femmes (comparativement aux hommes) aux responsabilités et aux primes scientifiques et administratives.

Pensé comme un instrument du dialogue social, cet état des lieux statistiques constituera un outil concret de diagnostic permettant d’estimer et d’analyser la situation comparée des femmes et des hommes afin de mieux cibler les actions que nous mettons en œuvre dans l’objectif de rendre effective l’égalité entre les femmes et les hommes à l’Université Savoie Mont Blanc.

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“1 femme sur 5 est touchée par le harcèlement sexuel au travail”


Le défenseur des droits publie une enquête inédite depuis 1991 sur le harcèlement sexuel au travail qui touche encore aujourd’hui 1 femme sur 5.

Vous pensez être victime d’harcèlement au travail ce qu’il faut savoir.Capture d'écran 2014-03-11 21.35.38

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Toutes les informations relatives aux actions possibles sont accessibles sur le site suivant:

http://www.defenseurdesdroits.fr/connaitre-son-action/la-lutte-contre-les-discriminations/actualites/harcelement-sexuel-au-travail

Les femmes et le pouvoir dans les associations des étudiant-e-s

Voici un lien vers une étude  d’Animafac . Les chiffres obtenues montrent que les associations étudiant-e-s sont majoritairement présidées par des garçons.

Penser l’égalité femmes/hommes à l’Université ce serait aussi peut-être accompagner les étudiant-e-s vers une réflexion sur la question de la place des filles et des garçons dans la gouvernance des associations.

En voici les principales conclusions

“Engagement et prise de responsabilité : des variations selon le genre

Si l’on n’observe pas de distinction nette en termes de « motivation à s’engager », la conception même de cet engagement semble varier en fonction du genre. Si le projet de l’association est pour tous le moteur principal, les femmes vont mettre davantage l’accent sur le sens du projet associatif là où les hommes vont être plus soucieux du rôle qu’ils peuvent y jouer. Ce qui place d’emblée une possible différence dans la manière d’appréhender le pouvoir.

Concernant la prise de responsabilité à proprement parler, le secteur d’activité2 apparaît par ailleurs comme un facteur d’influence sur l’implication des femmes dans des postes de direction. On distingue ainsi des thématiques plus investies par elles dans les postes à responsabilité comme les droits de l’homme (53 %), l’environnement et le développement durable (53 %), la lutte contre les discriminations (54 %) et de façon très marquée la prévention des risques (65 % des postes à responsabilité y sont occupés par des femmes).

Cette étude fait également ressortir que le type d’établissement (école ou université) a une incidence sur la composition des bureaux associatifs, reliant ainsi la situation des associations étudiantes à une problématique plus large, relative à l’orientation selon le genre et à la détermination des choix d’études selon la définition des rôles sociaux ancrée dans notre société.

Enfin, si les femmes ne sont pas nécessairement plus nombreuses à hésiter avant de prendre un poste à responsabilité dans l’association, les motifs qui les amènent à hésiter ne sont pas les mêmes que pour les hommes. Une étude réalisée en 2010 par le cabinet Asdo-Études3 pour Animafac sur Les Responsables associatifs étudiants et la formation, faisait déjà ressortir que la question des compétences était un motif d’hésitation plus fort chez les femmes avant leur prise de responsabilité quand chez les hommes dominait plutôt la crainte de manquer de temps.

La gouvernance des associations étudiantes : terreau favorable à un meilleur équilibre femme-homme ?

L’inégalité entre les femmes et les hommes n’est pas une préoccupation majeure pour la plupart des associatifs étudiants. La principale raison invoquée est le fait de n’avoir jamais été confronté directement à une discrimination liée au sexe.

Les responsables associatifs étudiants interrogés prétendent appartenir à une génération pour laquelle l’idée d’égalité entre les sexes est un fait acquis. Cependant des inégalités persistent, y compris donc dans les associations étudiantes. Pourtant ces dernières, par leur gouvernance, ont les moyens d’évoluer vers une plus grande parité.

Diriger y signifie d’abord impliquer, faire vivre un projet en permettant aux membres de s’en saisir. Si la grande majorité des associations reste structurée selon le schéma classique d’une Assemblée générale qui élit un conseil d’administration au sein duquel est désigné un bureau, les rôles au sein de celles-ci ne sont pas pensés pour être figés et ne sont pas vécus comme tels. Ne pas être membre du bureau n’est pas synonyme de privation d’un droit à l’initiative, chaque membre pouvant apporter ses idées et se voir attribué la responsabilité d’un projet. On est loin d’une vision classique du pouvoir, hiérarchisée, dans laquelle les femmes ne se reconnaîtraient pas et qui tendraient à les éloigner des postes de directions4.

Ce type d’organisation a pour conséquence que l’un des moteurs essentiel de la prise de responsabilités et de l’accès à des postes dirigeants est la parole. Le pouvoir se prendrait ainsi par les mots. Ce qui peut constituer un frein pour certaines personnes. Autre paradoxe, si le poste de dirigeant n’est pas sacralisé, il nécessite un engagement fort et une certaine omniprésence dans l’association, renvoyant alors à une vision quasi « sacrificielle » de l’engagement. Or, cette injonction à une grande disponibilité pour prétendre diriger, que les associations étudiantes ne remettent pas en cause, peut constituer, au plan individuel, un frein dans l’accès à des responsabilités futures, dès lors qu’apparaissent les obligations familiales (qui restent encore aujourd’hui principalement assumée par les femmes).

Donner une vision claire du fonctionnement de l’association, une définition précise des postes, tout en conservant une souplesse de fonctionnement favorisant le travail collectif, semble favoriser une plus grande égalité dans l’accès aux responsabilités, tout autant bénéfique aux hommes qu’aux femmes.

Pour comprendre l’égalité femmes/hommes au travail

Un site plutôt bien fait pour comprendre les mécanisme et les leviers. (cliquer ici pour accéder au site)

Les femmes et la dénonciation de la discrimination avec Anne Laure Hernandez

Anne Laure Hernandez partage ici avec nous le power point de la conférence8mars.

Quelques constats:

– les femmes n’ont pas le même traitement que les hommes encore aujourd’hui. Les salaires sont moins élevés et l’accession aux postes à responsabilité reste plus difficile pour les femmes

– les femmes portent peu plaintes face aux discriminations

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L’égalité entre les femmes et les hommes dans le système éducatif, un incontournable du projet politique

Deux nouvelles conventions interministérielles signées en ce début d’année  donnent les axes prioritaires d’une politique égalitaire entre les hommes et les femmes dans les institutions éducatives, lieux des transmissions du savoir.

La première concerne plus spécifiquement l’enseignement supérieur et la  recherche et  la seconde les cycles de formation des écoles maternelles, primaires et des collèges et lycées.

Quelques chiffres de l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’enseignement supérieur en France :

Les données chiffrées qui comparent la place des femmes et des hommes dans les Universités confirment la persistance d’un “plafond de verre” dans les Universités FrançaisesCapture d’écran 2013-03-17 à 14.32.26.”Malgré des progrès importants ces 20 dernières années, l’enseignement supérieur et la recherche restent traversés, comme l’ensemble de la société, par des inégalités femmes- hommes. Ainsi, on constate, de manière globale, que les hommes constituent la majorité des enseignant-e-s et/ou chercheur-e-s (64,1% à l’université et dans les EPST), plus encore parmi les professeur-e-s ou directeurs-trices de recherche (76,1%), et que les disciplines les plus prestigieuses restent les plus masculinisées. De même, les étudiantes sont minoritaires dans les cursus longs (47,7% de femmes en doctorat en 2012 alors qu’elles sont 56,5% des effectifs de licence) et dans les filières scientifiques et presti- gieuses (30,1% de femmes dans les classes préparatoires aux grandes écoles dans la filière scientifique et 28,1% de femmes dans les cursus universitaires « sciences fonda- mentales et applications »)” in Plan d’action de la convention

La “tendance” à la parité laisse supposer que seuls nos enfants nés au 21ème siècle verront peut-être une parité effective dans les fonctions les plus prestigieuses de l’Université. Capture d’écran 2013-03-17 à 14.33.44

Un véritable plan d’action est proposé: 

“Face à cette situation, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) affirme aujourd’hui sa volonté d’agir. Il a ainsi développé un plan d’action ambitieux qui prend appui sur la politique interministérielle pour l’égalité femmes-hommes. En effet, à travers plus de 40 actions concrètes, il s’agit de mettre en place une politique globale d’égalité femmes-hommes qui prenne en compte les personnels, les étudiant-e-s et les savoirs scientifiques sur l’égalité et le genre. Trois mesures peuvent illustrer cette nouvelle impulsion souhaitée par la ministre :

1. Inscrire l’égalité dans le dialogue contractuel entre les établissements et le ministère
L’égalité femmes-hommes sera un élément systématique du dialogue contractuel que le MESR noue avec les établissements. Des objectifs et des moyens d’action y figureront. Ce dispositif permet non seulement d’engager les établissements dans la mise en place d’une politique globale en matière d’égalité femmes-hommes, mais aussi d’assurer le suivi et l’évaluation des engagements pris.

2. Assurer la parité dans les instances universitaires

Pour permettre une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les instances universitaires, les listes présentées pour les élections aux conseils centraux des universités devront être obligatoirement paritaires.

3. Soutenir les recherches sur le genre

Les recherches sur le genre constituent des ressources essentielles à la conduite de politiques publiques d’égalité femmes-hommes.
Les orientations pour la programmation de l’Agence nationale de la recherche pour la période 2013-2017 font donc du développement des recherches sur le genre une priorité. Depuis fin 2012, le genre constitue désormais un axe prioritaire de deux programmes ANR (« apprentissage » et « société innovante »).

Pour mener à bien ce plan, le MESR pourra s’appuyer sur le référent égalité femmes- hommes au cabinet de la ministre, la haute fonctionnaire à l’égalité femmes-hommes et la Mission pour la parité et la lutte contre les discriminations (MIPADI). ”

Sources : Plan d’action du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche , Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 1, rue Descartes – 75231 Paris cedex 05 http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr